Happy Birthday

Jaguar F-type

Jaguar fête cette année son 80éme anniversaire, un détail historique qui n’a pas échappé au comité du S.I.H.A, organisateur de l’Essen Motor Show. Si la marque de Coventry n’a plus d’activité officielle en compétition, elle ne renonce pas à un éventuel retour gagnant. Il n’est en effet plus question pour la marque de vivre un semi échec comme dans le championnat de Formule 1 en 2000 et 2004. L’idée venait de Ford d’attribuer un domaine sportif dédié à chacune de ses marques, Ford en rallye, Aston Martin en endurance et Jaguar en Formule 1. L’écurie Jaguar Racing fût fondée sur les vestiges de l’équipe Stewart Grand Prix achetée 160 millions de dollars. Son palmarès se limite à 49 points grâce aux deux podiums d’Eddie Irvine à Monaco en 2001 et à Monza la saison suivante. Il en résulte une 7éme place au championnat des constructeurs en 2002,2003 et 2004. Jaguar Racing fut à son tour racheté par Red Bull pour 100 millions de dollars en 2004. Le retour de Jaguar en compétition est donc envisageable si la marque acquière les capacités de dominer un championnat comme peut être la catégorie GT3 avec son modèle F-Type.

Jaguar SS 100

jAGUARL’histoire débute avec la SS100, un modèle produit à Coventry à 314 unités, 198 exemplaires de 2,5l et 116 exemplaires de 3,5l, entre 1936 et 1940 par SS Cars Ltd, les initiales SS, signifiaient Swallow Sidecar. L’appelation Jaguar apparaîtra pour la première fois sur une berline en 1936, jugeant la connotation SS peut appropriée après le seconde guerre mondial, le modèle adopta le nom de Jaguar en 1945. Le chiffre 100 signifiait la vitesse de pointe de ce modèle, 100 mph. Ce roadster fut présent sur de nombreux podiums de circuits britanniques entre 1936 et 1952  En 1937, le modèle 2,5l ne coûtait que 395 £ en 2010, lors du Concours d’Elégance de Peeble Beach, un modèle Jaguar SS 100 3 ½ litre de 1937  a été adjugé 666.270 £, une jolie plus value.

Jaguar Type C

jAGUARFort de son expérience consécutive à l’engagement de trois exemplaires de XK 120 en 1950, aux 24 Heures du Mans, Jaguar décida de développer une voiture de course. Cette barquette de compétition a été construite à 53 exemplaires de 1951 à 1953 est dérivé de la XK120. Sa carrosserie en aluminium abritait le moteur 6 cylindres en ligne de 3.442 cm3, délivrait entre 180 et 200 ch afin d’atteindre les 230 km/h et de couvrir le 0 à 96 km/h en 8,1 s. Le modèle s »imposa aux 24 Heures du Mans en 1951 et 1953, au Tourist Trophy en 1951, au 12 Heures de Reims et de Hyères en 1953. En 2009, un modèle se négocia autour de 2.000.000 d’euros. De nombreux artisans ont proposés des répliques de ce modèle, un classique du marché des automobiles de collections.

Jaguar Type D Short Nose

jAGUARCette voiture de course est une légende, elle s’imposera aux 24 Heures du Mans trois années consécutives, en 1955, 1956 et 1957. En 55, la n°6 pilotée par Mike Hawthom et Ivor Bueb s »imposa en couvrant les 4.135 km à une moyenne de 172 km/h. Sa construction à 67 exemplaires comprend des versions à nez court et à nez long, la forme de l’aileron arrière et celle du pare-brise monoplace ou biplace permet des distinguer l’une de l’autre. Elle recevait un moteur 6 cylindres en ligne de 3.442 cm3 de 250 ch et, son poids limité à 875 kg et sa fluidité aérodynamique (Cx 0, 45), lui permettaient de revendiquer une vitesse de pointe de 261 km/h et de couvrir le 0 à 100 km/h en 4,7 s. La modification du règlement limitant la cylindrée à 3.0l  mis fin à la carrière de ce modèle en 1958. De ce modèle de compétition fût extrapolé en 1957, une version routière, la XKSS, sans doute la première supercar au monde. Son prix onéreux de 3.878 £ en janvier 57 et l’incendie de l’usine de Browns Lane ont fait que le modèle n’a été produit qu’à 87 exemplaires. Ce roadster l’un des plus rapide de l’époque fût popularisé par l’acteur Steve McQueen qui posséda un exemplaire.

Jaguar Type E Lightweight

jAGUARA la suite de la présentation de la Type E en 1961 dans le cadre du Salon de Genève, Jaguar développa au courant de l’hiver 61/62, une version allégée, Lightweight destinée a participer au Championnat du monde ouvert à partir de 1962 aux voitures de Grand Tourisme. A l’époque Jaguar n’avait produit que 12 des 18 exemplaires envisagés. Cette année la marque a décidée de construire six exemplaires à partir des châssis restants. Il est nécessaire de débourser 1,25 million d’euros pour acquérir l’un des 6 exemplaires de ce modèle pouvant participer aux compétitions de véhicules d’époque. Le modèle recevait une carrosserie hard-top en aluminium plus légère de 110 kg, afin de rivaliser avec les Ferrari 250 GTO et les Aston Martin DB4 GT Zagato. Cette Jaguar Type E Lightweight s’imposa entre autre aux 24h du Mans en 1962 avec l’équipage anglo-américain Roy Salvadori/Briggs Cunningham. Elle sera aussi à l’origine d’une tragédie aux 1.000 km de Paris en 1964, lorque que la Jaguar de Peter Lindner entre en collision avec l’Abarth de Franco Patria à l’arrêt à son stand entraînant la mort des deux pilotes et de trois commissaires de piste.

Jaguar XJC Broadspeed

jAGUAR

Avec sa variante compétition de son coupé XJ, Jaguar visait le Championnat européen de voitures de tourisme. Fort de l’expérience de Ralph Broad dans la préparation des petites BMC et des Triumph Dolomite, Jaguar fait appel à Broadspeed pour challenger les Ford et les BMW qui se disputent el Championnat Gr2. Evidée, allégée, elle conserve néanmoins sa ronce de noyer et ses vitres électriques, ce qui en fait à l’époque l’une des plus luxueuses voitures de course au monde. Sous son capot prend place le 12 cylindres de 5.300 cm3 de 550 ch, sa vitesse d e pointe atteint 260 km/h. Le modèle ne fut officiellement construit qu’à quatre exemplaires, mais de nombreuses répliques sont en circulation. Cette version Big Cat fut aussi l’héroïne de la série anglaise télévisée avec John Steed (Patrick McNee), The New Avengers (Chapeau Melon et Bottes de Cuir). Plus rapide que les BMW 3.0 CSL, le modèle connut de nombreux problèmes techniques qui se sont traduits par 14 abandons sur 17 participations. British Leyland décida de jeter l’éponge et Ralph Broad pris une retraite méritée.

Jaguar TWR XJS

jAGUARSuite à la présentation du coupé XJS, au salon de Bruxelles de 1984, on découvre la variante sportive TWR  produite dans les ateliers de Tom Walkinshaw situés à Kidington. Avec sa sellerie cuir et tweed, ses équipement aérodynamiques et son moteur 12 cylindres de 5.343 cm3 de 296 ch est associé pour la circonstance avec une boite manuelle ZF à 5 rapports. Il revendique une vitesse de pointe de 260 km/h et un  0 à 100 km/h couvert en 5,9 secondes. En 1982, la domination de Jaguar et de Stirling Moss en compétion remontait à 31 ans auparavant. En 1982, Jaguar remporta 4 des 11 épreuves du Championnat d’Europe des Voitures de Tourisme. En 1983, la réglementation Gr.A permet à Jaguar de s’attaquer au titre en s’opposant aux BMW 635 CSI. Après cinq victoires en 1983, Jaguar remportera avec sept victoires le titre en 2004. Son V12  de 5.343 cm3, enfin fiabilisé, développe plus de 400 ch pour une valeur de couple de 475 Nm. Jaguar L’équipage Tom Walkinshaw, Hans Heyer et Win Percy remporta les 24 Heures de Spa en 1984 au volant d’une XJS. La XJS TWR fit sa dernière apparition sur circuit en 1985 en Australie à l’occasion des 1.000 km de Bathurst Par la suite, TWR  remporta deux fois les 24 Heures du Mans et deux fois les 24 h de Daytona en 1988 et 1990 sous les couleurs de Jaguar..

Jaguar XJR-5 Group 44

jAGUARCe véhicule a été initié avec l’accord de l’usine Jaguar par le pilote Bob Tullius, propriétaire de l’écurie américaine Group 44. Le but étant de participer au championnat américain IMSA Camel GTP. De son côté, Tom Walkinshaw Racing fut en charge de développer un modèle aux spécificités de la réglementation  du Championnat du monde des voitures de sport européen, ce sera la XJR-6. Afin de réduire les coûts,  TWR fût en charge de réaliser la XJR-9, un modèle unique pour les deux championnats

La XJR-5 Group 44 utilisait un moteur  12 cylindres de 5.300 à 6.000 cm3. Il développait  plus de 500 ch pour une vitesse de pointe de 350 km/h. Par la suite, la XJR-10 pour l’IMSA et  la XJR-11 pour le championnat CSM de 1989 utilisèrent conjointement un moteur V6 3,5l. Devant l’instabilité de la réglementation, malgré des victoires dans le championnat WSC, Jaguar se concentra à partir de 1991 au seul championnat IMSA. Jaguar mis un terme à l’engagement des XKR pour développer un programme moins coûteux autour de la XJ220 en catégorie GT

Jaguar XJR-9 LM

jAGUARCette voiture de course succède à la XJR-8 lors des saisons 1988-1989. Sa robe s’habille d’une livrée aux couleurs violette, orange et blanche du cigarettier Silk Cut. Une élégance qui  en a fait une vedette du jeu Gran Turismo. D’autres versions ont revêtues le vert et rouge du fabriquant de lubrifiant Castrol. Sous son capot arrière se cache un moteur 12 cylindres de 6.995 cm3. Il  développe une puissance de 750 ch qui lui permet d’atteindre une vitesse de pointe de 380 km/h. En 1988 Jaguar s’impose au 24 Heures du Mans avec cette XJR-9. C’est la Sixième victoire de Jaguar dans cette épreuve  trente et un ans après le précédente. Son palmarès est impressionnant  avec une victoire aux 24 Heures de Daytona en 1988 et un titre de champion du monde en catégorie Sport Prototype pour Martin Brundle cette année là. Le constructeur de Coventry remettra même le couvert en 1990, mais cette fois avec la XJR-12.

Philippe Barret

  • jAGUAR
    jAGUAR
  • jAGUAR
    jAGUAR
  • jAGUAR
    jAGUAR
  • jAGUAR
    jAGUAR
  • jAGUAR
    jAGUAR
  • jAGUAR
    jAGUAR