Joséphine Jobert

Joséphine Jobert
Révélée par la série «Nos Années Pension», puis avec le personnage d’Alice dans les cinq saisons de la série télévisée «Foudre», la jeune actrice a retrouvé les plateaux de tournages dans le rôle de Victoire dans la série «Cut». Depuis Joséphine Jobert est devenue l’égérie du créateur Christophe Guillarmé et de la Maison de joaillerie “Loris Paris”.

Joséphine Jobert, en tournage actuellement de la série “Death in Paradise” de la BBC, diffusée sur France 2 cet été, se dévoile pour “Entre Luxe & Prestige”.

Avec votre famille, un père, Charles Jobert, directeur de la photographie, une mère Véronique Mucret-Rouveyrollis, photographe, auteur-compositeur-interprète, scénariste et réalisatrice et une tante, l’actrice Marlène Jobert et vos cousines l’actrice Eva Green et la chanteuse Elsa Lunghini, il semblait difficile d’échapper à un destin artistique ?

En effet, il faut croire que j’étais quelque peu prédestinée !

En fait, la personne qui m’a réellement donné le goût du métier c’est ma maman. Elle évolue dans le milieu artistique depuis qu’elle a cinq ans. Comédie, chant, danse, réalisation, écriture, doublage, direction d’acteurs, caméra, professeur…, elle a absolument tout fait! Lorsque je regarde son CV, j’ai parfois moi-même du mal à y croire, on y voit qu’elle a travaillé avec de grands noms notamment Fugain, Brel ou Josephine Baker. C’est incroyable! C’est une femme pleine vie, positive et passionnée et elle a su me transmettre l’amour du métier.

Comment êtes-vous arrivée sur la série Cut ? Était-il plus facile du fait que vous connaissiez déjà l’équipe ?
C’est Bertrand Cohen, le producteur de la série (qui avait aussi produit Foudre pendant cinq ans) qui m’a appelé un jour pour me parler du projet qui n’était alors qu’au stade de création. Il avait pensé à moi pour le rôle principal, Laura. J’ai été très flattée, mais le personnage ayant trente-trois ans et mère d’un fils de seize ans, je me doutais bien qu’il serai difficile pour moi de l’incarner. Nous avons donc abandonné l’idée du personnage de Laura, je leur ai soumis le fait que je pourrai correspondre à celui de Victoire, c’est comme cela que je me suis greffée au projet.Arrivée après le début du tournage, et malgré ma connaissance d’une partie de l’équipe, il m’a fallut adopter très rapidement le rythme.

Quel a été votre meilleur souvenir de tournage sur Cut ?
Je dois vous avouer que pour moi la première saison de «Cut» a été plutôt difficile pour diverses raisons, mais je dirai que le tournage au volcan avec Ambroise Michel (qui jouait mon mari) était assez passionnant. Nous y avons tourné l’accident de voiture qui a plongé mon personnage dans le coma. Les conditions de tournage étaient vraiment difficiles, mais la scène était très interessante à jouer.J’ai aussi rencontré l’amour à la Réunion et cela restera forcément le meilleur des souvenirs !

Le chant et la comédie semblent tenir une place prépondérante dans votre vie ?
Oui, la comédie plus que le chant, mais les deux disciplines me passionnent au plus haut point. Je ne pourrai pas vivre sans jouer, sans être sur des plateau de télé ou de cinéma. Je suis née dedans et cela fait donc partie de moi. Partager avec mes proches cette même passion est formidable. Quant au chant, je l’ai mis un peu de côté ces derniers temps ayant perdu un peu confiance en moi, j’espère y revenir très bientôt.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans la comédie ou la chanson ?
Tout d’abord, choisir ce métier pour de bonnes raisons. Si ce qu’ils recherchent c’est la gloire ou être connus, autant arrêter de suite. La célébrité n’est pas un métier, contrairement à ce que veut nous faire croire la télé-réalité. Elle est la conséquence du succès que peuvent avoir certains projets (films, séries, chansons etc…) certains artistes vivent de ces métiers et ont une carrière honorable sans forcément être connus.
Il faut être passionné, ce sont des métiers difficiles avec beaucoup de déconvenues, de remises en questions, d’attentes, de recommencements, de hauts et de bas. Si la passion n’est pas là…Il faut travailler et ne jamais rien lâcher. Ce sont de vrais métiers qui requièrent une formation, des cours, un apprentissage. Le facteur chance joue aussi beaucoup, mais le travail avant tout. Ce sont des métiers merveilleux qui méritent qu’on s’accroche.

Avez-vous de nouveaux projets pour le grand écran après vos prestations en 2012 dans le film «Enquête d’amour» et en 2013 «Paroles», deux films  de Véronique Mucret Rouveyrollis ?
Pour le moment non. A vrai dire «Enquête d’amour» était un teaser de long métrage qui a été produit par les fans et internautes via le site Ulule. Nous n’avons pas encore trouvé les financements pour aller au bout du projet, mais nous ne l’avons pas pour autant mis de côté.Faire du cinéma en France lorsque l’on vient de la télévision est très difficile, c’est un milieu très fermé et très conservateur. Si un comédien a été trop vu sur le petit écran, les portes du grand se ferment très rapidement. Si vous saviez les inepties que l’on entend à ce sujet. Il y a malheureusement beaucoup de dédains et c’est dommage car beaucoup de comédiens de télévision sont très talentueux et pourraient faire des prouesses au cinéma. J’espère que les mentalités évolueront comme c’est le cas dans d’autres pays.

Etes-vous tentée par le théâtre ou la mise en scène ?
Pour le moment pas vraiment. Je ne serai pas du tout prête pour faire de la mise en scène ou de la réalisation, c’est un métier très différent de celui de comédien. Quant au théâtre, j’y viendrai peut-être un jour, mais pour le moment, je suis heureuse de tourner pour les caméras.

Vous tournez souvent à l’étranger, n’est-il pas trop difficile d’être loin de sa famille ?
J’ai l’habitude maintenant alors ça va! Ceci dit, cela n’a jamais réellement été un problème. J’aime les voyages et l’aventure, alors chaque départ est très stimulant. Avec les technologies d’aujourd’hui il est très facile de rester connecté aux gens que l’on aime.
De plus, quand ils le peuvent, certains viennent me rendre visite.

Comment êtes-vous devenue l’égérie du couturier Christophe Guillarmé ?
Notre rencontre a eu lieu à Paris dans son showroom il y a deux ou trois ans via une connaissance commune et nous avons tout de suite bien accroché. Nous nous sommes ensuite revus au festival de Cannes cette même année et c’est lui qui m’a habillée pour les montées des marches. Il a été mon mentor pour moi durant ce festival et j’ai vécu de merveilleux moments grâce à lui. Depuis, nous sommes devenus amis !

Qu’appréciez-vous dans ces créations ?
J’aime ses robes pour leurs élégances, parfois sexy sans jamais être vulgaires. Elles habillent toutes les femmes sans discrimination d’âge, de couleur, de morphologie tout en restant très fashion et glamour, une grande qualité malheureusement très rare dans la mode.

Quelles marques symbolisent le luxe à vos yeux ?
Oh vous savez, je suis une fille plutôt simple qui n’est pas forcément fascinée par le luxe. Mais pour répondre à votre question, je dirai Chanel, car je porte Coco Mademoiselle depuis plus de quinze ans et je ne peux plus m’en passer. Me parfumer tous les matins avec c’est mon petit luxe à moi !

Dans quels univers financiers seriez-vous prête à mettre vos économies sans compter ?
Je dirai l’immobilier et les voyages. Je rêve d’avoir un beau et grand loft à Paris ou dans une autre ville (je ne sais pas encore bien laquelle exactement, peut-être Londres, pourquoi pas ?), ainsi que la maison de mes rêves au bord de l’eau. Etant une accro des voyages je peux dépenser sans compter pour découvrir le monde.

Etes-vous une fashionista, quel est votre pêché mignon ?
Honnêtement, pas trop. J’aime m’habiller et être jolie, mais je ne suis pas une addict de la mode. Si je devais avoir un pêché mignon ce serai… les pochettes et les robes longues !

Vous êtes aussi la représentante de la maison de joaillerie “Loris Paris”, avez-vous une passion pour les pierres, si oui lesquelles ?
Je n’ai pas de réelle passion pour les pierres. Je les trouve très belles et elles représentent ce côté conte de fée, mariage et prince charmant, c’est ce qui me fait rêver. La Maison Loris a eu la gentillesse de me proposer d’être leur égérie, j’en ai été touché et je les remercie par ailleurs.

Vous mettez à profit votre notoriété pour soutenir différentes causes comme vos participations à l’émission Fort Boyard en faveur de l’association “Le Blé de l’Espérance” en 2007, puis en 2009 en faveur de l’Institut Pasteur. Quelle cause vous tiens le plus à cœur ?
Je voudrai mentionner que je suis aussi marraine de l’association “Footballeurs sans frontières” et que je participe parfois aux événements d’Ela quand je le peux (ce qui est trop rare malheureusement).
Toutes les causes me tiennent à coeur. C’est tellement difficile de choisir, il est important voire primordiale de s’impliquer dans ce genre d’événement et de donner de sa personne pour aider ne serait-ce qu’un petit peu. Je m’en fait un réel devoir.
J’aimerai d’ailleurs beaucoup un jour m’impliquer plus à titre personnel, peut-être pour une cause qui vise à défendre les animaux ou à lutter pour l’écologie. Il y a tellement à faire…

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